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Julia Chevalier : devenir consultante en influence

Portraits

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07/05/2018

Julia Chevalier, ancienne élève ISCOM, diplômée avec mention, nous explique son parcours et son métier de consultante en influence. Cette interview m’a permis de mieux comprendre ce métier émergent et innovant. Je souhaite la partager avec vous.


A travers ces questions, je vais vous raconter son histoire, son parcours. Je vous laisse découvrir cette interview enrichissante.


Scolarité :

  • Quelles études avez-vous faites ? 

J’ai d’abord suivi à l’ISCOM un BTS en communication des entreprises durant lesquelles j’ai effectué 3 stages, principalement en agence.

J’ai ensuite poursuivi mes études en alternance au CESACOM et j'ai intégré une agence de communication corporate en troisième année puis le service de communication interne au sein de la Direction Orange Ile-de-France lors de mon Master 1 en communication globale.

J’ai terminé avec un Master 2 spécialisé en communication publique et politique à l’European Communication School et j’ai eu la chance d’intégrer Image 7 pour mon stage de fin d’études.

  • Résumez vos années à l’ISCOM en 3 mots 

Bien que je n’aie passé que 2 ans à l’ISCOM pour mon BTS (je voulais poursuivre en alternance dès la troisième année ), je dirais : découverte, rigueur et professionnalisme.

  • Pourquoi avoir choisi l’ISCOM ? 

Pour sa reconnaissance vis-à-vis des entreprises. Je savais également que le niveau et l’encadrement par les professeurs seraient à la hauteur.

  • Quel est votre meilleur souvenir au sein de l’ISCOM ? 

Le gala de fin d’année qui avait eu lieu dans un superbe Mas ! J’ai rencontré des personnes extraordinaires, dont certains sont devenus des amis. 

J’ai également été très marquée par certains professeurs qui avaient des personnalités atypiques, et qui cherchaient à nous faire avancer tout en nous rendant le plus professionnel possible.

  • Quelle personne/professeur vous a le plus inspiré ? 

Ma professeure de droit de la communication qui a tout fait pour nous préparer aux rouages et difficultés de la vie professionnelle. Il fallait que ça file droit mais elle rendait ses cours tellement intéressants, et drôles ! Je l’adorais !

Je pense aussi bien sûr à ma directrice des études de l’époque, ma prof de marketing, ma prof d’anglais et mon professeur de culture générale qui étaient incroyables !


Sa vie professionnelle :

  • Comment devient-on consultant en influence ? Y a-t-il des formations types ? 

Quand j’ai commencé mes études, la communication d’influence était à ses débuts. L’influence se concentrait surtout autour des relations presse, mais la montée en puissance du web social a bouleversé la frontière entre influenceurs et influencés. Elle est ensuite venue bouleverser les formes classiques de communication.

Pour la rédaction de mon premier mémoire en Licence, j’ai commencé à m’intéresser à l’image des entreprises et à la façon dont elle pouvait impacter directement son activité et son chiffre d’affaires.

A l’époque, comme il n’existait pas de spécialisation à proprement parler dans ce domaine, je me suis d’abord tournée vers les relations presse et j'ai eu ensuite la chance de rentrer dans de véritables agences spécialisées en influence, comme Image 7 et Elan Edelman.

Ce sont donc plutôt mes expériences lors de mes stages et alternances qui m’ont apporté une réelle expertise dans ce métier. 

  • Quelles sont les qualités les plus importantes selon vous ?

Pour faire ce métier, je pense qu’il faut avoir une bonne compréhension des enjeux et de l’écosystème de son client ou de l’entreprise pour laquelle on travaille, un excellent esprit de synthèse, une maitrise des nouveaux médias, une grande curiosité et réactivité ! Sans oublier un bon réseau qui se construit au fil des années.

  • Quelles évolutions sont possibles dans votre métier ? 

L’évolution est possible bien sûr dans le degré d’autonomie de conseil que vous pouvez apporter.
Plus vous aurez de l’expérience, plus votre recommandation sera poussée, précise et complète.

Avec le temps, on devient de plus en plus compétent et pointu dans les conseils, et on devient alors le référent pour le client.

  • Pourquoi avoir choisi ce métier ? 

Pour l’importance que cela a maintenant pour une entreprise ou une personnalité publique.

Je me suis d’abord intéressée à l’image des entreprises et la façon dont elle pouvait impacter directement son activité et son chiffre d’affaires.

Le scandale de Kate Moss en 2005 lié à la publication du Daily Mirror de son article « Cocaïne Kate » m’a notamment beaucoup marqué. Il lui aura suffi d’une soirée, d’une photo pour ternir sa réputation, et voir ses contrats être rompus avec Burberry, Rimmel et H&M. Et des exemples, il y en a bien sûr d’autres.


On ne peut nier le monde dans lequel nous vivons. La diffusion de l’information n’est pas toujours maitrisable et sa propagation n’a jamais été aussi rapide.

Même un simple tweet provenant d’un influenceur ou d’un relai d’opinion peut venir ébranler une réputation et créer une controverse telle qu’elle peut avoir un impact direct sur l’image et, par ricochet, sur le chiffre d’affaires. Je trouve cela passionnant et primordial aujourd’hui.


  • Image 7 est l’un des cabinets d’influence les plus importants. Avez-vous eu votre poste par réseau ou par réponse à une offre ? Qu’en avez-vous pensé ?

Mon expérience chez Image 7 a été formidable. J’ai été très bien accueillie et formée là-bas. C’est une agence familiale, humaine où on se sent bien. 

Une de mes profs de Master 2 y était consultante. Le jour de la rentrée, j’ai pris mon courage à deux mains et j'y suis allée. Une fois mon curriculum vitae envoyé, tout s’est fait rapidement. L’occasion était bien tombée car ils étaient à la recherche d’une stagiaire.  

J’ai pu consolider mes bases en relations presse, débuter en communication de crise et dans le conseil digital alors que ce n’était pas ma spécialité.

Les consultants m’ont donné ma chance et j’ai pu travailler pour des clients très différents les uns des autres, comme celui du luxe et de la beauté (Hermès, Chanel, Estée Lauder), celui de la gastronomie (la chef Anne-Sophie Pic et son produit Chef Cuisine, Maisons et Domaines Henriot), de l’high Tech (Devialet, Cisco) mais aussi institutionnels ou politiques. J’ai ensuite développé mes compétences digitales en rejoignant la cellule d’e-réputation pour gérer l’image sur Internet d’entreprises, de dirigeants et de personnalités publiques. J’ai notamment été  en charge de procéder à un audit complet de la réputation en ligne de tous les clients de l’agence afin de leur proposer un accompagnement adapté.

  • Vous avez travaillé chez Elan Edelman ensuite : qu’est-ce qui a changé par rapport à Image 7 ? Les missions étaient-elles différentes ? 

La structure de l’agence était différente (60 salariés chez Image 7 contre 130 chez Elan Edelman), les processus et les méthodes n’étaient donc pas les mêmes. 

Elan Edelman a l’avantage de rassembler au sein de mêmes hubs tous les métiers de l’influence pour créer des synergies (RP, Affaires Publiques, CM/digital, veille d’opinion et d’e-réputation, planner stratégique).

J’ai évolué, mes missions également : Elan Edelman m’a donné tout de suite de l’autonomie et de vraies responsabilités. J’étais notamment en contact avec les clients et mon niveau de conseil et recommandation était donc plus important.

  • Quels aspects de votre métier préférez-vous ? Ce que vous aimez le moins ?

Quand vous êtes le garant de l’image de votre client, le premier contact des journalistes, vous vous devez d’être réactive et disponible. C’est très excitant, mais pas toujours simple à gérer au quotidien, notamment pour sa vie personnelle ou quand on a une vie de famille. Il faut savoir gérer son stress et être capable de jongler entre plusieurs sujets.

  • Quelle entreprise vous a le plus marqué dans les missions que vous avez pu faire ? 

J’en citerais deux pour des raisons totalement différentes : 

Airbnb et la productrice Catherine Barma.
La nature des enjeux d’Airbnb, particulièrement « crisogènes » à l’époque où je travaillais pour eux, m’a donné une véritable approche du métier et du rythme qui allait avec, et la façon de travailler avec les journalistes.

Egalement, j’ai pu aller sur mes premiers plateaux télévisés avec Catherine Barma et ai eu la chance de me rendre à leur seconde soirée à Cannes pour le Festival de cinéma. Une très belle expérience et de beaux souvenirs.


Pour mieux comprendre son métier, ses objectifs :


  • Pourriez-vous résumer les objectifs de votre métier ? 

La communication d’influence consiste à faire participer des médias et influenceurs (blogueurs, leaders d’opinion, …) dans la communication de sa marque afin de bénéficier de leur audience (large et ciblée). Je m’occupe donc du développement de la notoriété de mes clients en veillant à ce que leur image soit la plus positive possible.

  • Racontez-nous un jour type au travail :

Il n’y a pas vraiment de journée type, tout dépend des projets !

En charge des relations presse et influenceurs au quotidien, je suis dotée d’un véritable rôle de conseil que ce soit en termes de stratégie médiatique que de contenu. Je m’occupe de développer des réseaux d’influenceurs ou de journalistes, rédiger des communiqués de presse ou préparer des éléments de langage pour une interview par exemple.

J’accompagne également des dirigeants dans leur prise de parole digitale, tant par la formation à certains outils que par la définition des territoires de prises de parole sur leurs réseaux sociaux.

J’ai donc la chance d’avoir des missions différentes en fonction des projets clients.

En revanche, la lecture de l’actualité et la veille font vraiment partie de mon quotidien. Cela passe autant par de la veille concernant mes propres clients que celles des concurrents, mais aussi du secteur afin de pouvoir être la plus réactive possible en fonction des actualités. C’est la clé du métier.

  • Travaillez-vous seule sur un projet ou en équipe ? Si c’est en équipe, travaillez-vous avec des personnes qui ont le même profil / métier que vous ?

C’est toujours à la fois seule et en équipe. Je travaille de façon autonome sous la direction d’un ou plusieurs responsables selon la caractéristique du projet. Chacun a ses missions. Il m’arrive d’avoir besoin des lumières d’autres expertises pour compléter ma recommandation, et donc de travailler avec d’autres métiers, comme un planner stratégique, un pro du digital ou encore avec des créatifs.

Les influenceuses sur les réseaux-sociaux ont donc de l’avenir ! Ce métier très controversé ravit les entreprises et Julia Chevalier le prend très à cœur. Promouvoir ? l’image d’une marque est un véritable challenge qu’elle relève avec passion.

Les métiers de communication, des métiers de passionnés ? Evidemment !


Des métiers en perpétuelle évolution vous attendent et celui-ci en fait partie !


Belle journée,




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